Violence familiale

Si vous ou une personne que vous connaissez êtes victime de violence familiale, de l’aide est disponible. Vous pouvez communiquer avec la police, des intervenants communautaires, le système judiciaire, ou avec toutes ces ressources selon vos besoins. Renseignez-vous sur les mesures que vous pouvez prendre pour rester en sécurité et vous protéger, vous et votre famille.
Ce que vous devez savoir
La violence familiale est tout type de comportement abusif utilisé pour obtenir du pouvoir et du contrôle sur un membre de la famille. Elle peut être intentionnelle ou non intentionnelle et peut se produire pendant une relation ou après sa fin.
La violence familiale comprend la violence physique (comme frapper un partenaire ou un enfant). Elle comprend aussi :
la violence sexuelle
la violence psychologique
la violence émotionnelle ou verbale
les menaces, y compris les menaces de faire du mal à d’autres personnes ou à des animaux de compagnie
le harcèlement, l’intimidation et les comportements de contrôle coercitif
le fait de traquer ou de suivre une personne
le fait de limiter l’autonomie d’une personne, y compris son autonomie financière
les dommages aux biens
Dans les cas de violence familiale, n’importe qui peut être victime, y compris les enfants. Les enfants peuvent être victimisés indirectement — c’est-à-dire lorsqu’ils voient de la violence entre des membres de la famille.
La violence familiale peut arriver une seule fois ou souvent. Dans tous les cas, la violence est inacceptable. Si vous avez subi de la violence, sachez ceci : ce n’est pas votre faute.
La violence familiale n’est pas seulement un problème de droit de la famille. C’est un crime. En vertu du droit canadien, personne n’a le droit de faire subir à une autre personne de la violence physique ou sexuelle, du harcèlement, de la traque ou des menaces. Toute personne qui vous fait subir l’une de ces choses, à vous ou à vos enfants, peut faire l’objet d’une accusation criminelle. La liste des crimes possibles est longue. Elle comprend les voies de fait, l’agression sexuelle, le harcèlement criminel, la séquestration et les menaces.
Si vous pensez que vous, vos enfants ou d’autres personnes êtes en danger immédiat à cause de votre partenaire, de l’aide est disponible.
Appelez la police
D’abord, appelez la police en composant le 9-1-1. La police agit habituellement rapidement. Elle veillera à ce que vous, vos enfants et les autres soyez en sécurité.
La police peut aussi recueillir des preuves et vous suggérer d’autres options. Elle peut, par exemple, recommander des accusations criminelles ou un engagement de ne pas troubler l'ordre public. Elle peut aussi vous suggérer de demander une ordonnance de protection en cour de la famille. Ces mesures peuvent vous protéger en limitant les contacts de votre partenaire avec vous. Ces options sont expliquées ci-dessous.
Communiquez avec les services communautaires
La police peut aussi vous mettre en contact avec des services communautaires. Cela peut comprendre de l’aide pour trouver un refuge d’urgence. Vous et vos enfants pourriez pouvoir rester dans une maison de transition près de chez vous pendant plusieurs jours ou semaines. Cela vous donnera le temps de trouver un nouveau lieu de vie plus sécuritaire.
Le fait d’aller dans une maison de transition, une maison sécuritaire ou un autre refuge d’urgence ne compromet pas votre droit de retourner chez vous. Toutefois, la priorité immédiate est votre sécurité et celle de vos enfants.
Dans un instant, nous mettons en évidence des services communautaires importants qui peuvent aider.
Si vous n’êtes pas en danger immédiat, vous pouvez quand même craindre pour votre sécurité, tout en ayant peur de quitter la relation. Il peut y avoir beaucoup de raisons à cela. Vous pouvez être :
pris dans un cycle de violence
financièrement dépendant de votre partenaire
inquiet de perdre vos enfants
inquiet de perdre votre logement et de ne plus avoir d’endroit où aller
découragé par des membres de votre famille ou de votre communauté de signaler la violence
isolé et avoir peu de soutien social
incertain de vos droits légaux ou des services sociaux qui peuvent vous aider
Que vous vouliez rester dans votre relation ou non, vous pouvez obtenir de l’aide. Un conseiller ou un intervenant en soutien aux victimes peut vous rencontrer pour parler de la violence familiale et vous offrir du soutien émotionnel. Il peut aussi vous aider à élaborer un plan de sécurité. Ainsi, vous et vos enfants pourrez rester en sécurité pendant la relation ou si vous la quittez.
Certaines personnes ont une assurance qui peut payer une partie des frais de consultation par l’entremise de leur travail. (Par exemple, grâce à un régime d’avantages sociaux complémentaire ou à un programme d’aide aux employés.) Sinon, il existe d’autres services gratuits. Vous n’avez pas toujours à payer. Parler à un conseiller ou à un intervenant de soutien peut aider. Ensemble, vous pouvez décider des prochaines étapes pour vous et vos enfants.
Ces services communautaires et de santé peuvent aider avec des services de consultation et de soutien.
VictimLinkBC est une ligne d’information et d’aide téléphonique offerte 24 heures sur 24 pour les victimes de violence familiale. Les intervenants offrent du soutien et de l’information. Appelez au 1-800-563-0808 (sans frais en C.-B.) ou visitez leur site Web.
Battered Women’s Support Services offre du soutien en situation de crise et des services de consultation. Communiquez avec eux si vous avez subi de la violence dans une relation intime. Appelez au 604-687-1867 (Lower Mainland) ou au 1-855-867-1868 (sans frais en C.-B.), ou visitez leur site Web.
Vancouver & Lower Mainland Multicultural Family Support Services offre des services de consultation aux victimes de violence familiale ainsi qu’aux enfants qui sont témoins de violence. Des traducteurs sont disponibles pour les entrevues avec la police ou devant le tribunal. Appelez au 1-888-436-1025 (sans frais) ou visitez leur site Web.
BC Society of Transition Houses offre un refuge temporaire sécuritaire aux femmes et aux enfants qui fuient la violence familiale. Vous pouvez y rester jusqu’à 30 jours. L’organisme offre aussi des consultations de groupe et individuelles aux enfants et aux jeunes qui sont témoins de conflits familiaux et de violence. Appelez au 604-669-6943 (Lower Mainland) ou au 1-800-661-1040 (sans frais en C.-B.), ou visitez leur site Web.
Vancouver Rape Relief & Women’s Shelter exploite une maison de transition pour les femmes et leurs enfants. L’organisme a aussi une ligne de crise accessible 24 heures sur 24 pour les femmes qui essaient de prévenir la violence familiale ou d’y échapper. Appelez au 604-872-8212 (Lower Mainland) ou visitez leur site Web.
QMUNITY offre gratuitement des services de consultation et des groupes de soutien à la communauté LGBTQ+. Appelez au 604-684-5307 (Lower Mainland) ou visitez leur site Web.
Si vous communiquez avec la police pour signaler de la violence familiale, elle fera une enquête. Cela comprend la prise d’une déclaration de votre part, de celle de votre partenaire et de tout témoin. La police examinera s’il y a lieu de recommander une accusation criminelle. Si oui, elle préparera un rapport pour un avocat du gouvernement appelé procureur de la Couronne.
Le procureur de la Couronne examinera le rapport de police. Il décidera si votre partenaire devrait faire l’objet d’une accusation criminelle (comme des voies de fait). Si c’est le cas, votre partenaire sera arrêté.
La plupart des personnes accusées sont remises en liberté sous caution
La plupart des personnes accusées d’un crime ne restent pas en prison après leur arrestation. Elles sont habituellement remises en liberté sous caution, selon des conditions imposées par un juge. Une condition peut être, par exemple, de n’avoir aucun contact avec vous. Elles n’ont pas le droit de se rendre à votre domicile, à votre travail ou à votre école. Si elles ne respectent pas leur ordonnance de mise en liberté sous caution, vous pouvez le dire à la police, qui peut les arrêter et porter des accusations contre elles.
Si vous et vos enfants voulez reprendre contact avec votre partenaire, ou si vous voulez arrêter la procédure devant le tribunal criminel, vous devrez d’abord parler au procureur de la Couronne pour faire modifier les conditions de la mise en liberté sous caution.
S’il y a un procès criminel
Si votre partenaire fait l’objet d’une accusation criminelle, il pourrait décider de plaider coupable. Un plaidoyer de culpabilité signifie qu’il accepte la responsabilité de l’infraction. Il n’y a donc pas de procès. Mais s’il choisit de plaider non coupable, un procès aura lieu en cour criminelle.
Au procès, vous témoignerez sous serment ou sous affirmation solennelle. Cela signifie que vous direz au juge la vérité sur ce qui s’est passé.
Si votre partenaire est déclaré coupable de vous avoir agressé ou menacé, il recevra une peine. S’il n’a pas de casier judiciaire, il se peut qu’il n’aille pas en prison. À la place, il pourrait recevoir une amende ou être mis en probation avec des conditions, comme ne pas avoir de contact avec vous ou suivre des consultations.
Vous pouvez obtenir une ordonnance du tribunal pour vous protéger, vous et votre famille, contre la violence familiale. Vous pouvez demander un engagement de ne pas troubler l'ordre public en droit criminel ou une ordonnance de protection en droit de la famille — ou les deux.
N’importe qui peut demander un engagement de ne pas troubler l'ordre public, mais seuls les membres de la famille peuvent demander une ordonnance de protection. Cela signifie que vous pouvez faire une demande seulement si la personne contre qui vous avez besoin de protection est un membre de la famille — par exemple, votre partenaire, l’autre parent de votre enfant ou son tuteur, ou un parent qui vit avec vous.
Engagements de ne pas troubler l'ordre public
Un engagement de ne pas troubler l'ordre public est une ordonnance de la cour criminelle qui dure habituellement jusqu’à un an. Toutefois, il peut falloir plusieurs semaines pour qu’un engagement soit mis en place.
Si l’autre personne a déjà fait l’objet d’une accusation criminelle, vous pourriez obtenir une protection plus rapidement. Lorsqu’une personne est accusée puis remise en liberté, le tribunal lui ordonne souvent de ne pas vous contacter comme condition de sa mise en liberté, et cette condition reste en vigueur pendant que vous attendez l’audience relative à l’engagement. Cette ordonnance de non-communication peut être mise en place très rapidement — souvent dans la journée suivant l’arrestation.
Pour demander directement un engagement de ne pas troubler l'ordre public, vous pouvez communiquer avec la police pour obtenir de l’aide. Si elle convient que vous avez une crainte raisonnable pour votre sécurité, elle peut recommander un engagement au procureur de la Couronne (l’avocat du gouvernement qui s’occupe des affaires criminelles), qui peut le présenter à un juge.
Dans certains cas, l’autre personne peut accepter volontairement un engagement de ne pas troubler l'ordre public en échange de l’abandon par le procureur de la Couronne de toute accusation criminelle portée contre elle. Cette entente comportera certaines conditions. Elle accepte de « maintenir la paix » et, généralement, de ne pas vous contacter pendant une certaine période. Un engagement peut aussi l’obliger à rester loin de votre domicile ou de votre lieu de travail et à ne pas posséder d’armes.
Si la personne respecte les conditions de l’engagement de ne pas troubler l'ordre public, elle évitera d’avoir un casier judiciaire. Si elle ne respecte pas les conditions, elle peut faire l’objet d’une accusation. Elle devra alors répondre des accusations criminelles initiales ainsi que d’une nouvelle accusation pour non-respect de l’engagement.
Pour en savoir plus, consultez notre information sur les engagements de ne pas troubler l'ordre public.
Ordonnances de protection en droit de la famille
Une ordonnance de protection est une autre option pour vous aider à rester en sécurité. Elle est généralement plus rapide et plus facile à obtenir qu’un engagement de ne pas troubler l'ordre public. (À la Cour provinciale, vous pourrez peut-être en obtenir une le jour même.) Vous demandez cette ordonnance en vertu de la Family Law Act (Loi sur le droit de la famille) de la C.-B. Elle peut énoncer des conditions que l’autre personne doit respecter. Il peut s’agir notamment de :
la quantité de contacts qu’elle peut avoir avec vous, s’il y en a, (et parfois la façon dont elle peut communiquer avec vous)
ne pas se rendre à votre domicile, à votre école ou à votre lieu de travail
ne pas vous traquer (ou vous suivre)
ne pas posséder d’armes
Une ordonnance de protection peut aussi obliger la police à :
faire quitter votre domicile à l’autre personne
l’accompagner pendant qu’elle récupère ses effets personnels
lui retirer ses armes
Elle peut aussi obliger l’autre personne à se présenter devant le tribunal.
Questions fréquentes
Toute personne à risque de violence familiale peut demander une ordonnance de protection en droit de la famille. Vous pouvez faire la demande vous-même, ou un avocat peut vous aider.
Si vous craignez pour votre sécurité, vous pouvez demander une ordonnance de protection sans avoir à en aviser votre partenaire. Vous pouvez faire une demande soit à la Cour suprême de la C.-B., soit à la Cour provinciale (qu’on appelle parfois cour de la famille). À la cour de la famille, il n’y a pas de frais de dépôt, et vous trouverez peut-être les formulaires plus faciles. Par contre, si vous voulez aussi demander un divorce ou le partage des biens, il pourrait être plus efficace de présenter votre demande à la Cour suprême. (Seule la Cour suprême de la C.-B. peut rendre des décisions sur le partage des biens et le divorce.)
Dans l’un ou l’autre tribunal, en plus de votre demande de protection, vous devrez déposer un affidavit. Dans ce document, vous décrivez ce qui s’est passé et quelles sont vos préoccupations. (Il s’agit d’un document juridique; vous devez dire la vérité.)
La violence familiale peut avoir une incidence sur les décisions d’un tribunal concernant la tutelle, les arrangements parentaux ou les contacts avec un enfant. Le tribunal doit prendre des décisions dans l’intérêt supérieur de l’enfant, et toute menace ou tout historique de contrôle coercitif ou de violence familiale peut faire une différence. Le tribunal doit tenir compte de l’existence d’une affaire de protection de l’enfance ou d’une affaire devant la cour criminelle, ainsi que de toute ordonnance de protection ou de tout engagement de ne pas troubler l'ordre public en vigueur au moment de prendre des décisions sur les enfants. Une personne responsable de violence familiale pourrait voir ses droits parentaux limités ou complètement retirés.
Si vous obtenez une ordonnance de protection (ou même une ordonnance en vertu du Code criminel), et qu’il existe déjà une ordonnance parentale qui dit autre chose, certaines choses changeront. Les parties de l’ordonnance parentale qui sont incompatibles avec l’ordonnance de protection sont suspendues. Par exemple, supposons qu’il existe une ordonnance concernant le temps parental. Mais la nouvelle ordonnance de protection interdit tout contact avec les enfants. Cette nouvelle ordonnance l’emporte sur l’ancienne. Aucun temps avec les enfants ne sera permis.
Ce n’est pas à vous de faire abandonner les accusations. Ce n’est même pas vous qui avez porté les accusations contre votre partenaire au départ — c’est le procureur de la Couronne. Si votre partenaire vous met de la pression pour faire abandonner les accusations — ou essaie de vous contacter — vous pouvez le signaler à la police ou au procureur de la Couronne.
Si c’est le cas et qu’il continue de vous contacter ou de vous harceler, il peut être arrêté. Et faire l’objet d’une accusation criminelle. Il peut être amené devant le tribunal. S’il est reconnu coupable d’avoir contrevenu à l’ordonnance de protection, il peut recevoir une amende, être mis en probation ou être emprisonné.
Qui peut vous aider
Legal Aid BC (l'aide juridique) offre une assistance légale gratuite aux personnes qui n’ont pas les moyens de payer un avocat. Ceci est important : lorsque vous présentez votre demande, dites-leur si vous êtes en crise et si vous craignez la violence de la part de votre partenaire.
Appelez au 604-408-2172 (dans le Lower Mainland)
Appelez au 1-866-577-2525 (sans frais)
D’autres options d’assistance légale gratuite comprennent les services pro bono, les cliniques juridiques et les défenseurs. Consultez notre information sur l’aide juridique gratuite ou à faible coût.
Le Victim Services Directory du gouvernement de la C.-B. fournit les coordonnées de fournisseurs de services partout en C.-B. qui aident les femmes et les enfants touchés par la violence.
Le Family Law in BC website de Legal Aid BC comprend beaucoup d’information sur la violence familiale.
Le wikilivre de Clicklaw, JP Boyd on Family Law, contient aussi beaucoup d’information sur la violence familiale.
- Nous avons utilisé l'IA pour traduire cette page à partir de l'anglais. Il peut donc y avoir des erreurs — si vous en voyez une, n'hésitez pas à nous en informer.
- Cette information s'applique à la Colombie-Britannique, Canada
- Révisé pour l'exactitude juridique en décembre 2021
- Temps de lecture : 10 minutes
Révisé pour l'exactitude juridique par
JP Boyd, c.r., Boyd Arbitration Chambers (Chambres d’arbitrage Boyd); Tannis Baradziej, Duncan Allen Law LLP; et Manjeet Chana, People's Law School
Cette information de People’s Law School explique de façon générale le droit qui s'applique en Colombie-Britannique, au Canada. L'information ne constitue pas un avis juridique. Consultez notre avis de non-responsabilité.
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